Un grand trou. Un trou noir. Il exige la matière. Il souhaite engouffrer. Absorber jusqu'au dernier souffle. Jusqu'à l'os. Un trou noir peut-il être repus? Tes actes, le temps (et l'alcool) exacerbent mes sentiments. Tous les jours un peu plus. De façon exponentielle. Et j'en arrive à ta conclusion. Never ever without you.
I chose stability and I haven't got any regrets.
Il était une fois, une femme, sans nom, qui attendait la vie. Elle ne le sait pas mais c'est ce qu'elle va faire toute son existence durant. La première fois qu'elle est tombée elle a su qu'elle ne serait plus le garçon manqué, innocent, joueur, sans responsabilité. Maintenant elle sait qu'il faut faire face, affronter et arrêter de fuir. Mais a l'instant fatidique, elle a pris peur. Atlas semble lui avoir léguer son fardeau. Et elle se traine. Pleine de rancoeur. Plus elle avance, plus sa vision s'obstrue. Pour son anniversaire, cette femme s'assoit à un bar, seule, et regarde vivre les autres. Elle voit en eux l'assurance, la réussite, la vie. Tout ce qu'elle n'était pas parvenu à avoir. Et elle se dit que c'est trop tard, qu'il n'y a plus rien à espérer et quand elle regarde derrière, elle n'éprouve que des regrets.
L a déception est bien moins pénible quand on ne s'est point d'avance promis le succès. Sénèque
J'ai l'impression que tout ce que j'ai vécu, dit, fait, pensé, espéré jusqu'à aujourd'hui n'a plus de sens. Ma vision a totalement changée. Est - ce injuste? Etait ce prétentieux d'en attendre satisfaction et plaisir? A ce niveau là, j'ai l'impression d'être inutile, frustrante, voire agaçante. Quelle déception. D'ailleurs, j'ai l'impression de te décevoir de jour en jour un peu plus. Mais rien n'y fait, je suis toujours la même. Je regrette de ne pas pouvoir te donner ce que tu souhaites, toute envie qui germerait dans ta tête. Mon image, celle que tu vois, tous les jours, ce n'est pas celle que j'aimerais donner; mais fondamentalement, moi. Ça me dégoûte. J'aimerais pouvoir à nouveau raconter des futilités, mais pas les mêmes, des futilités mâtures, adultes. Alors je me tais. En attendant. Le temps fera son oeuvre. Je suis désolée, sincèrement.
L'énième doute, là bas. Plus consistant celui là. Ce n'était pas l'éclair. Juste le tonnerre. Et il grondait : "Qu'es tu en train de faire?". Tu as brisé le mur, à force d'attentions et sentiments. Je crois que je n'ai jamais été aussi optimiste. Je crois que c'est ca, enfin. Ce qu'on appelle Amour.